Métabatik

L'ASSOCIATION

L'origine du projet

Plateforme de la matériauthèque avant son aménagement

L’idée de Métabatik est née dans l’esprit de Jean-Heudes Sylla il y a plusieurs années. Etant auto-constructeur, ses expériences l’ont amené à devoir se fournir en matériaux tout en cherchant à faire des économies. Le réemploi lui est apparu comme une solution d’accès à des matériaux à moindre coût.

Après s’être renseigné sur les structures consacrées au réemploi des matériaux de construction qui existaient déjà, il a constaté qu’aucune n’était présente sur le territoire du Puy-de-Dôme.

l'origine du projet plateforme de la materiautheque avant son amenagement
l'origine du projet plateforme de la materiautheque avant son amenagement

La matériauthèque aujourd'hui

image 73% des déchets en france

Le contexte du déchet en France

Au-delà de la problématique d’accès à des matériaux de construction moins onéreux, Métabatik est apparu comme une solution face à un constat à plus grande échelle : la place du déchet dans notre économie et dans notre futur est un enjeu environnemental majeur.

En France, les activités de construction, de réhabilitation et de démolition produisent 73 % des déchets, soit 260 millions de tonnes par an. L’article 79 de la loi  n°  2015992  du  17  août  2015  relative  à  la  transition  énergétique  pour  la croissance verte demande depuis 2020 qu’au moins 70 %  des  matières et déchets produits sur les chantiers de construction ou d’entretien routiers soient réemployés ou orientés vers le recyclage ou les autres formes de valorisation matière, au sens de la directive 2008/98/CE du Parlement  européen  et du Conseil, du 19 novembre 2008, relative aux déchets et abrogeant certaines directives.

La création de Métabatik

Suite à ces deux constats, Métabatik a été créée sous forme d’une association loi 1901, en mars 2019, dans le but de mettre en place une filière de réemploi au sein du territoire du Puy de Dôme, notamment en animant un tissu d’acteurs locaux.

Depuis 2020, Valtom met à disposition une ancienne plateforme de compostage pour Métabatik. Depuis, l’association a installé sur place des containers pour stocker les matériaux de réemploi ainsi qu’un algeco pour accueillir les bureaux. Au mois d’avril, Métabatik a ouvert ses portes au public !

LOGO Métabatik Ressources en matériaux
livraison de fenetres de reemploi sur la plateforme de metabatik

Comment le réemploi peut être vu comme une des solutions ?

Le réemploi se présente aujourd’hui comme une alternative viable à l’extraction de matières premières et à l’enfouissement de déchets. Il permet de limiter les

temps de transports et de favoriser une meilleure répartition de la valeur ajoutée d’un chantier. Il s’agit, à l’inverse du recyclage, de travailler avec des matériaux de seconde vie sans leur faire subir une transformation trop importante.

Il existe un enjeu fort à identifier les matériaux ressources et leurs conditions et potentialités de réemploi. Les connaissances à la fois techniques et de méthode pour réussir à mettre en œuvre le réemploi existent. Il s’agit de les mettre en pratique localement et de sensibiliser les décideurs et les maîtrises d’œuvre pour assurer une dynamique et enclencher la prise de conscience.

Comment se décline la filière du réemploi pour Métabatik ?

L’Association Métabatik se donne pour objectif de favoriser, dans le champ de l’économie circulaire, le développement d’une filière de réemploi pour réduire les déchets issus du bâtiment et permettre un accès à des matériaux de construction à bas coût. Cherchant à s’inscrire dans une économie sociale et solidaire, l’association articule ses activités autour de quatre thèmes :

  • La collecte de matériaux de construction réemployables issus de chantiers de construction ou de déconstruction, si nécessaire en faisant appel à des entreprises d’insertion.
  • La revente/le réemploi de matériaux sur la matériauthèque de Métabatik ou plus exceptionnellement directement sur site de chantier lors de déconstructions.
  • La valorisation des matériaux, aussi appelée l’upcycling, via la mise en place d’ateliers de bricolage et de recherche destinés aux architectes et designers mais aussi au grand
  • La sensibilisation de tous à la réduction des déchets du
Container vu depuis linterieur et ouvert sur des materiaux de reemploi